Focus sur le niveau de compétence des jeunes diplômés bac+5 dans le milieu professionnel !

Que pensent les jeunes diplômés d’un bac+5 de leur niveau de compétence dans le monde du travail ? S’estiment-ils assez compétents pour répondre aux exigences des postes qu’ils occupent actuellement ? C’est ce qu’a voulu savoir le Cereq (Centre d’Etudes et de Recherche sur les Qualifications), à travers un sondage dont les résultats ont été relayés par le site Etudiant.fr. Décryptage…

Un niveau de compétence satisfaisant pour occuper un emploi

Mené auprès de 2.700 lauréats d’un diplôme bac+5, le sondage a permis d’en savoir un peu plus sur la manière dont les concernés jugent leurs performances en entreprise. Ainsi, de façon globale, les enquêtés estiment avoir acquis un niveau satisfaisant de compétences dans leur spécialité de formation. Dans la majorité des cas, ce niveau est très souvent supérieur à celui requis pour occuper un poste quelconque.
Hormis donc les diplômés en droit, pour qui le niveau requis en emploi est jugé légèrement supérieur à leur niveau de compétence, ce sondage démontre que les diplômés d’un master sont suffisamment qualifiés pour gérer l’aspect technique de leur travail, quelle que soit la discipline choisie.

En revanche, des compétences plus faibles pour l’organisation du travail

Par contre, ils se disent moins en l’aise dans l’organisation du travail : organisation et gestion des activités, recherche et traitement de l’information, communication (rédaction des rapports, mémos…) ou encore identification et définition d’une problématique et des étapes d’un projet.
Même si les enquêtés jugent leur niveau relativement bon dans ce domaine, selon la discipline et le type de diplôme préparé, ils soulignent cependant, à l’unisson, que ce niveau reste en deçà de celui requis en emploi. En somme, c’est en matière de savoir-faire lié à l’organisation du travail et à la gestion des activités que le déficit est conséquent.
A cela s’ajoute un manque de compétences en communication au sens large : structurer, argumenter et présenter des résultats à l’écrit comme à l’oral ne seraient pas le point fort des personnes interrogées.