Le master, un vrai bouclier antichômage

Perçu comme une assurance contre le chômage par un nombre grandissant d’étudiants, le niveau bac+5 est en passe de devenir indispensable pour accéder à un poste de cadre. Toujours est-il que face à la multitude de masters proposés actuellement sur le marché de l’enseignement supérieur privé, choisir la formation idéale s’apparente à un parcours du combattant.

Un tremplin vers une carrière réussie

Réussir sa vie professionnelle et aspirer à un statut de cadre est aujourd’hui difficile sans avoir un niveau bac+5. En effet, le diplôme master est devenu un critère de choix presque incontournable pour les recruteurs en quête de profils brillants et un tremplin vers une carrière réussie dans les différents domaines d’activité.

Un niveau d’étude élevé prémunit contre le chômage et garantit une entrée plutôt fluide à la vie active. Il s’agit là d’un phénomène international qui recouvre différents aspects en fonction des pays. En Europe, le master doit son ascension à la réforme LMD de 2002.

Quand l’avenir appartient aux bac+5

La part des diplômés bac+5 qui ont décroché un CDI, parmi les 283.000 jeunes ayant intégré le marché de l’emploi avec un diplôme d’enseignement supérieur en 2010 (46%) est de 15 points supérieure à celle des bac+3/4. Le salaire à l’embauche est estimé à 1.700 euros de revenu mensuel net en moyenne pour les bac+5 et de 1.300 pour les bac+3/4. Concernant l’accès au statut cadre, 69% des bac+5 y arrivent, contre seulement 21% pour les bac+3/4.

Les jeunes ont bien conscience de cette réalité, puisque désormais, environs 40% de ceux qui entament des études supérieures optent pour des programmes bac+5. Une augmentation de la part des bac+5 entre les générations 2007 et 2010 a été constatée, contrairement aux bac+3 dont le nombre a tendance à stagner. Pour ce qui est des bac+4, leur nombre a régressé.