Après le Master of Science (MSc), l’équipe de Master ESC passe le MBA au crible et vous livre les détails de cette formation. Ce tour d’horizon élargi ne saurait s’achever sans un papier dédié à la vedette des cursus managériaux. Dans un contexte macroéconomique qui peine, faire fi d’une conjoncture moribonde malgré une reprise pour le moins timide, le MBA continue de faire rêver de par sa dimension transversale, qui séduit notamment par sa propension à catalyser l’évolution interne des managers internationaux. Fort d’une aura prestigieuse qui a peu à peu gagné les contrées francophones, le MBA traduit l’internationalisation des carrières et des vocations, et s’impose aujourd’hui en vecteur du système éducatif américain qui prône une approche pragmatique et résolument terre à terre, à mille lieux des tergiversions académiques qui rythment encore certaines formations supérieures autarcisées et totalement détachées de la réalité de l’entreprise contemporaine. MBA : le sésame des professionnels ? Décryptage…

Transversalité et vocation internationale : les facteurs clés de succès du MBA

Elaboré aux Etats-Unis dès le début des années 1920, le Master of Business Administration (MBA) s’est frayé avec brio un chemin parmi les nombreux cursus en management, jusqu’à s’imposer en référence absolue dans les pays anglophones. Récemment implanté dans les établissements de formation supérieure européens, le MBA a largement fait ses preuves et attire d’éminents praticiens, soucieux de maîtriser les tenants et les aboutissants de la gestion. C’est à L’Insead de Fontainebleau que l’on doit l’introduction de ce diplôme dans l’Hexagone.

Si le MBA séduit autant les professionnels, c’est qu’il pèse lourd dans un curriculum vitae. En effet, les recruteurs n’auront d’yeux que pour les titulaires de ce précieux sésame, gage d’une vision transversale certaine et d’une grande connaissance des différentes fonctions de l’entreprise. Les décisions managériales de ces recrues sont le plus souvent inclusives, dans ce sens où elles intègrent les différentes contraintes inhérentes à l’ensemble des départements de l’entreprise. Aussi, un MBA est international par essence. Cette vocation est notamment véhiculée par des enseignements parfois exclusivement dispensés en anglais, ainsi que par des corps professoraux multiculturels et des promotions issues des quatre coins du monde.

Bien choisir son MBA : une mission périlleuse

Dès que l’on s’éloigne du sceau de l’Etat, la prudence est de mise. En effet, tous les Master of Business Administration ne se valent pas, loin de là. En théorie, il n’y aucune restriction à ce qu’une école supérieure décide de lancer son propre programme. L’offre est par conséquent très inégale. Heureusement, certaines accréditations viendront aiguillier votre processus d’orientation, notamment le fameux triptyque AMBA, AACSB et EFMD. Bien que ces dernières offrent généralement quelques garanties et permettent aux candidats d’éviter le hors piste, l’idéal reste de rendre une petite visite aux écoles hôtes et de se faire sa propre idée, en saisissant par exemple l’occasion des journées portes ouvertes qui deviennent légion. L’autre solution serait d’adhérer aux pages Facebook des institutions concernées pour sonder les alumnis ou les étudiants actuels, qui sont généralement très lucides sur la qualité de la formation.

Sur les quelque 80 formations autoproclamées « MBA » en France, seule une vingtaine d’écoles supérieures de commerce françaises proposent le diplôme dit « authentique », c’est-à-dire calqué sur le modèle américain. Par ailleurs, le coût financier conséquent d’un MBA en fait un véritable investissement.

En somme, il s’agira de prendre en considération la réputation de l’école, les accréditations, les classements des journaux spécialisés (Financial Times ou Business Week) ainsi que les retours d’expérience des alumnis.

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L’exigence de l’admission

Naturellement, le degré d’exigence reste très variable, et dépend de la notoriété, du classement et des salaires à l’embauche du diplôme visé. La sélection se fait sur étude de dossier, qui comprend généralement une lettre de motivation, un CV, d’éventuelles lettres de recommandation d’anciens employeurs, et, pour certains MBA, un bon score au Graduate Management Admission Test (GMAT) et au TOEFL. L’admission aux cursus en management est le plus souvent conditionnée par l’entretien de motivation qui permet à un jury de professionnels et d’académiciens d’évaluer vos aptitudes et compétences relationnelles, et de s’enquérir sur la pertinence, la cohérence et le réalisme de votre projet professionnel.

L’après MBA

Bien que les retombées de la crise systémique se fassent encore ressentir, notamment dans la mission de recrutement des départements RH, le monde des affaires, les cabinets de consulting et les établissements financiers restent sensibles aux profils titulaires d’un MBA. Aussi, de nombreux diplômés font le choix du freelance, et optent pour la stratégie parfois gagnante du travail en solitaire. Il s’agit pour ces derniers de valoriser leurs compétences à travers des missions de conseil ponctuelles auprès de grands groupes, et de fructifier leur portefeuille-client au fil de l’eau. Une bonne carte à jouer en somme, si l’on intègre la particularité de la conjoncture actuelle. Aussi, l’option entrepreneuriale prend tout son sens en ce moment lorsque l’on sait que de nombreuses entreprises externalisent certaines tâches peu rentables et se montrent de plus en plus rétives à l’idée d’une embauche trop engageante.

Ces MBA qui font languir les recruteurs

Le Financial Times a pris l’habitude de publier annuellement les meilleurs MBA, sur des critères pondérés, élaborés avec le concours de nombreux professionnels. Tout y est passé à la loupe : la renommée, la qualité des enseignements dispensés, le taux d’insertion, le taux d’évolution interne et externe, la sélectivité, les accréditations, la dimension internationale ou encore le prestige du corps professoral. Ainsi, l’édition 2013 a vu la domination américaine se prolonger, puisque le trio de tête nous vient du pays de l’Oncle Sam (Harvard, Stanford et l’Université de Pennsylvanie). Une école chinoise s’invite dans le top 10 (Hong Kong UST Business School, 8e position), et l’Europe garde ses trois représentants : la London Business School (Grande-Bretagne, 4e position),  l’INSEAD (France, 6e position) et l’IESE Business School (Espagne, 7e position). Ces mastodontes de la formation supérieure connaissent un engouement sans précédent, et affichent désormais des promotions de plusieurs centaines d’étudiants, avec un record pour Harvard qui caracole en tête avec un effectif de 1000 étudiants.

Si vous voulez en apprendre plus sur les différentes appellations, retrouvez notre point sur les différentes appellations des masters.

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